Réformes des retraites : Les trucages du gouvernement, les simulations de la FNEC FP FO

Jeudi 9 janvier - Bordeaux

11h30 Manifestation - Place de la République

15h Assemblée Générale départementale « éducation » Bourse du travail

Des simulations du gouvernement honteusement truquées qui cachent la volonté de paupériser les enseignants

Le gouvernement a mis en ligne des simulations censées nous convaincre du bien-fondé du régime universel par points. Plus personne n’y perdrait ! Miracle ou nouveau mensonge gouvernemental ?

….

Nos simulations (ici) confirment la baisse drastique du montant des pensions qu’entraînerait le régime universel par points…

Le gouvernement promet une compensation en « revalorisant » les primes et indemnités, mais :

 

1°) Les 10 milliards sur 17 ans annoncés par Blanquer sont très loin de pouvoir compenser les pertes. D’ailleurs il se garde bien de parler d’augmenter la rémunération des fonctionnaires, ne serait-ce que pour compenser l’inflation. Il a donc bien l’intention de poursuivre sa politique de gel de la valeur du point d’indice inscrit dans le PPCR.

 

2°) Macron et Blanquer y voient une « occasion historique » de redéfinir le « métier » des enseignants : moins de congés, temps de travail annualisé, élargissement des missions, primes au mérite : les enseignants ne veulent pas de ce « métier du 21ème siècle ». Ils veulent le maintien de leurs statuts. Et le fait que le ministre prétende réserver ces dégradations aux plus jeunes est d’autant plus inacceptable. Comme les danseuses et les danseurs de l’Opéra de Paris, nous refusons d’être « la génération qui aura sacrifié les suivantes ».

 

3°) Qui peut croire à une promesse fumeuse de « revalorisation » sur 17 ans ?  Personne !

 

Grève jusqu’au retrait ! Maintien du Code des Pensions civiles et militaires


Fonctionnaires nés avant le 1er janvier 1975

La pension reste calculée sur la base du code des pensions civiles et militaires. Il faut y ajouter cependant la question de l’âge pivot. Pour un départ à 62 ans, 10 % de malus sera appliqué ; pour un départ un 63 ans, 5 % de malus sera appliqué. Attention, ce malus ne vient pas en plus de la décote. On prend par contre le plus défavorable. Il est possible qu’il soit dégressif par trimestres (62 ans 1 trimestres, - 8,75 % ; 62 ans 2 trimestres, 7,5 % ; etc.). Nous n’avons aucune indication quant au devenir de la surcote entre 62 ans et 64 ans, il est dans la logique qu’elle soit supprimée, et ne soit appliquée qu’à partir d’un départ à 64 ans

 

Professeur certifié ou professeur de lycée professionnel, né avant le 1er janvier 1975 et décidant de partir à la retraite à 62 ans.  La pénalité de l’âge pivot de 10 % s’applique.

 

Sans réforme, cette collègue aurait perçu sa pension calculée sur la base du code des pensions : 798 x 56,2323 x 75,449 % = 33 856,51 euros annuels, soit 2 821,37 euros mensuels.

Avec la réforme et l’âge pivot, elle perd donc 10 % par mois, soit 282,14 euros par mois (et ce jusqu’à son décès).

 

Fonctionnaires nés entre 1975 et 2003

 

Professeur des écoles avec un enfant (né après le 1er janvier 2004) né en 1981 et commençant sa carrière de fonctionnaire d’Etat en 2006

Sans réforme, 2 804,58 euros mensuels. Etant le père, son enfant né après le 1er janvier 2004 ne lui apporte rien de plus pour sa pension.

Avec la réforme, 2 417,83 euros mensuels

Perte de pension = - 386,73 euros, soit – 13,8 %

 

                      Fonctionnaires nés après le 1er janvier 2003

Le système du régime universel s’applique intégralement.

Professeur des écoles sans enfant. Tous les trimestres cotisés (pas de décote). Régime indemnitaire : ISAE de 1200 euros par an.

Un professeur des écoles en 43 ans de carrière sans interruption (30 ans en classe normale et 13 ans en hors classe) peut atteindre le 6ème échelon de la hors classe, soit l’indice majoré de 798.

Sans réforme: 2 804,58 euros mensuels

Pension par points : 1 771,81 euros mensuels

Perte de pension =- 1 032,77 euros, soit – 36,82 %

 

Ce professeur des écoles perd donc 1 032,77 euros par mois. Pour atteindre 2 804,58 euros de pension, c’est-à-dire pour ne pas avoir de perte comme le promet le gouvernement et retrouver son niveau de pension calculé sur la base du code des pensions, il faudrait  une prime de 1 498,48 euros par mois !

 

On le voit, ce sont des milliards par mois pour le seul ministère de l’Education nationale que le gouvernement devrait mettre sur la table. Qui peut y croire ?

 

Les simulations de la FNEC FP FO détaillées et en intégralité disponibles ici

 

Le gouvernement ne nous laisse pas d’autre choix que la grève unie jusqu’au retrait du projet gouvernemental.

 

Jeudi 9 janvier - Bordeaux

11h30 Manifestation - Place de la République

15h Assemblée Générale départementale « éducation » Bourse du travail

 

La FNEC FP-FO appelle les personnels à se réunir en AG dès le jour de la rentrée, pour décider la poursuite de la grève.

 

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